Make vs Zapier : le comparatif honnête pour choisir ton outil d'automatisation
Par l'équipe Growth Loupe · 30 mai 2026 · 6 min
Rédigé avec l'assistance de l'IA · édité par Growth Loupe
En bref
Choisis Zapier si tu veux brancher deux apps vite, sans te poser de questions, et que tes automatisations restent simples. Choisis Make (ex-Integromat) si tu cherches le meilleur rapport puissance/prix, des scénarios avec conditions, boucles et appels API, et que tu acceptes une courbe d'apprentissage un peu plus raide. En résumé : Zapier pour la simplicité, Make pour la puissance et l'économie.
Make vs Zapier : la différence en une minute
Les deux outils font la même promesse de base : connecter tes applications entre elles pour que les tâches se fassent toutes seules. Quand un formulaire est rempli, créer une ligne dans un Google Sheet, envoyer un email, ajouter un contact au CRM. Sans écrire une ligne de code.
Mais la philosophie n'est pas la même. Zapier raisonne en "Zaps" : un déclencheur, puis une suite d'actions, en ligne droite. C'est linéaire, lisible, fait pour aller vite. Make raisonne en "scénarios" visuels : tu poses des modules sur un canvas et tu relies les bulles entre elles. Tu vois la donnée circuler, tu peux la router dans plusieurs directions, la filtrer, la transformer.
Image simple : Zapier, c'est une recette qu'on suit étape par étape. Make, c'est un tableau blanc où tu dessines ton circuit. L'un te tient la main, l'autre te donne le volant.
- →Zapier : linéaire, ultra-simple, le plus grand catalogue d'intégrations du marché.
- →Make : visuel, modulaire, beaucoup plus puissant sur la logique complexe.
- →Les deux sont du no-code : aucune compétence en programmation requise pour démarrer.
Prix : Make est nettement plus économique
C'est souvent le facteur qui tranche. Les deux outils facturent à la "tâche" ou "opération", mais pas de la même façon, et ça change tout sur la facture.
Chez Zapier, chaque action consommée par un Zap compte comme une tâche. Une automatisation qui crée un contact, envoie un mail et met à jour une fiche, c'est déjà 3 tâches à chaque exécution. Le quota grimpe vite dès que tu as du volume.
Chez Make, on compte les "opérations" (chaque module exécuté), mais le modèle est historiquement bien plus généreux : pour un budget équivalent, tu obtiens beaucoup plus d'opérations. Sur des automatisations à fort volume, l'écart de coût entre les deux peut être très important.
Les deux proposent un plan gratuit pour tester. Celui de Make est généralement plus permissif pour expérimenter sérieusement. Le conseil concret : ne te fie pas au prix d'entrée affiché, estime ton volume mensuel réel (nombre de déclenchements x nombre d'étapes) avant de t'engager.
- →Zapier facture chaque action comme une tâche : le compteur monte vite.
- →Make facture les opérations avec un quota bien plus large à budget égal.
- →Plus ton volume est élevé, plus Make devient économiquement avantageux.
Courbe d'apprentissage : Zapier gagne sur la simplicité
Si tu n'as jamais automatisé quoi que ce soit, Zapier te fera réussir ta première automatisation en quelques minutes. L'interface te guide, propose les bonnes apps, te tient par la main du déclencheur jusqu'à l'action. Pour 80 % des besoins simples "quand ceci, fais cela", c'est imbattable de facilité.
Make demande un petit temps d'adaptation. Le canvas visuel est génial une fois qu'on le maîtrise, mais au début il faut comprendre la logique des modules, le mapping des données entre les bulles, le fonctionnement des routeurs et des filtres. Compte quelques heures de prise en main pour être à l'aise.
La bonne nouvelle : cet effort initial est rentabilisé dès que tes automatisations deviennent un peu sérieuses. Là où Zapier te force à empiler des étapes ou à bricoler, Make te laisse construire proprement. Beaucoup de gens commencent sur Zapier puis migrent vers Make quand leurs besoins grandissent.
- →Zapier : première automatisation en 5 minutes, idéal pour débuter.
- →Make : quelques heures pour dompter le canvas, puis bien plus de liberté.
- →Le surcoût d'apprentissage de Make se rembourse sur les scénarios avancés.
Puissance et cas d'usage : Make pour le complexe, Zapier pour le rapide
C'est ici que les deux outils se séparent vraiment. Tant que tu restes sur du linéaire (un déclencheur, deux ou trois actions à la suite), les deux font le job et Zapier est plus confortable.
Dès que ta logique se complique, Make prend l'avantage. Tu veux router la donnée différemment selon une condition ? Itérer sur une liste d'éléments et traiter chacun ? Agréger plusieurs sources, manipuler du JSON, appeler une API qui n'a pas de connecteur tout fait ? Make gère ça nativement, visuellement, sans contorsion. Tu vois exactement où la donnée passe et tu peux déboguer étape par étape.
Le vrai atout historique de Zapier, c'est l'étendue de son catalogue d'intégrations : c'est l'un des plus larges du marché. Si tu utilises un outil de niche un peu obscur, il y a plus de chances qu'un connecteur Zapier existe déjà. Make a comblé une grande partie de l'écart, mais sur les apps très spécifiques, vérifie toujours la disponibilité du connecteur avant de choisir.
Pour résumer les cas d'usage : Zapier brille sur "je veux connecter deux apps populaires, vite, et que ça marche". Make brille sur "j'ai un process métier avec des branches, des conditions et du volume, et je veux le construire proprement sans exploser mon budget".
- →Make : routeurs, boucles, agrégation, manipulation de données, appels API custom.
- →Zapier : le plus grand catalogue de connecteurs, parfait pour les apps de niche.
- →Workflow complexe ou à fort volume → Make. Branchement simple et rapide → Zapier.
Lequel choisir selon ton profil
Pas de vainqueur universel : le bon outil dépend de qui tu es et de ce que tu automatises. Voici comment trancher sans te tromper.
Choisis Zapier si tu débutes en automatisation, si tes besoins sont simples et linéaires, si tu utilises des apps de niche peu connues, ou si la rapidité de mise en place prime sur l'optimisation du coût. C'est l'outil pour avoir des résultats aujourd'hui.
Choisis Make si tu veux le meilleur rapport puissance/prix, si tu prévois du volume, si tes process ont des conditions et des branches, ou si tu es prêt à investir quelques heures d'apprentissage pour gagner en flexibilité sur le long terme. C'est l'outil pour construire un vrai système.
Conseil de terrain : commence par lister tes 3 automatisations prioritaires et le volume mensuel de chacune. Si elles sont simples et que tu veux du résultat tout de suite, Zapier. Si l'une d'elles ressemble déjà à un arbre de décision, pars directement sur Make, tu éviteras une migration plus tard. Et quel que soit l'outil, la vraie compétence n'est pas l'outil lui-même : c'est savoir cartographier un process avant de l'automatiser.
- →Débutant / besoins simples / apps de niche → Zapier.
- →Volume / logique complexe / budget optimisé → Make.
- →Dans tous les cas : cartographie ton process AVANT de choisir l'outil.
FAQ
Make est-il vraiment moins cher que Zapier ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Zapier facture chaque action comme une tâche, alors que Make compte les opérations avec un quota beaucoup plus généreux à budget équivalent. Plus ton volume d'automatisation est élevé, plus l'écart se creuse en faveur de Make. Pour un usage occasionnel et simple, la différence reste limitée.
Make est-il plus difficile à apprendre que Zapier ?
Au début, oui. Zapier te fait réussir ta première automatisation en quelques minutes grâce à son interface linéaire qui te guide. Make demande quelques heures pour maîtriser son canvas visuel et la logique des modules. Mais cet effort est vite rentabilisé : dès que tes automatisations deviennent complexes, Make est bien plus puissant et confortable.
Peut-on migrer de Zapier vers Make facilement ?
Il n'existe pas de bouton magique pour transférer tes automatisations d'un outil à l'autre : il faut les reconstruire manuellement. C'est pour ça qu'il vaut mieux choisir le bon outil dès le départ. Si tu sens que tes besoins vont se complexifier ou monter en volume, commence directement sur Make plutôt que de devoir tout refaire plus tard.
Faut-il savoir coder pour utiliser Make ou Zapier ?
Non, les deux sont des outils no-code : tu peux automatiser des dizaines de process sans écrire une ligne de code. Make offre des options avancées (manipulation de JSON, appels API) qui ressemblent à de la logique de développeur, mais ça reste accessible sans être programmeur. La vraie compétence à acquérir, c'est de savoir décomposer un process en étapes claires avant de l'automatiser.